Incontournables de Bruxelles

Pourquoi les appelle-t-on « French » Fries ?

Il y a de grandes chances que, pendant ton séjour à Bruxelles, tu sois entraîné dans un débat enflammé sur l’origine de “ce” truc. On l’appelle French fry en anglais. Les Belges revendiquent sa création, et les Français… s’en fichent complètement, en gros.

D’où viennent les frites ?

Il existe plusieurs théories sur l’origine du bâtonnet de pomme de terre doré, mais aucune n’est vraiment fondée. Tu sais, c’est typiquement le genre de chose probablement inventée dans la rue, par un marchand ambulant, et qu’on ne pourra jamais attribuer avec certitude. Mon avis honnête ? Je m’en fiche complètement et c’est pour ça que je les appelle “frites”, quelles que soient les circonstances et où que je sois dans le monde, parce que… ce sont des frites.

Pourquoi les appelle-t-on “French” ?

Je vais te dire un truc : on les appelle “French” en anglais. Aha ! Qu’est-ce que ça te dit ? Eh bien, cela signifie que cette idée de “francitude” vient de quelqu’un qui parle anglais. La seule théorie que je soutiens est que l’armée belge les aurait fait découvrir à ses amis américains pendant la Première Guerre mondiale. Et comme le français était à l’époque la langue officielle de l’armée belge, les soldats américains sont rentrés chez eux en appelant ça des “French fries”. Mais est-ce que cela veut dire que les frites viennent de Belgique ?

Franchement, on s’en fout.

En fait, j’ai récemment lu que la Belgique revendiquait aussi le French Toast ! Je plaisante !

La friterie, c’est sacré !

Sérieusement, ce qu’on sait avec certitude, c’est que les Belges ont fait de la frite un élément emblématique de leur alimentation. Les Belges consomment une quantité énorme de frites, que ce soit englouties dans la rue comme plat complet ou dégustées dans les restaurants les plus chics comme accompagnement.

À ce propos… une démonstration de la “polyvalence” de la frite. Je dînais dans un charmant resto italien et un gars, à deux tables de la mienne, commande un Osso Buco – le vrai, sans sauce tomate – avec… des frites ! Voilà à quel point la frite est profondément enracinée – sans jeu de mots – dans les habitudes culinaires belges. La frite, c’est la vie !

Place à la dégustation de frites à Bruxelles

Mais ces frites, on les mange où ? On les trouve dans un fritkot. La Belgique est le royaume du fritkot. Il y en a environ 5 000 dans le pays. Ça peut être une baraque en bois, une camionnette… peu importe : on y fait frire des frites.

Les stars des fritkots bruxellois se battent en permanence pour décrocher le très convoité titre de “Meilleures Frites de Bruxelles”. Je t’en donne quelques-uns, mais sans ordre de préférence. N’étant pas un expert certifié, je ne me risquerai pas à donner un avis qui pourrait froisser.

Maison Antoine
À deux pas du quartier européen, Maison Antoine est une véritable institution depuis 1948. Si la baraque a été rénovée et modernisée, les frites, elles, sont restées les mêmes, succulentes !
Place Jourdan 1, 1040 Bruxelles

Friterie du Café Georgette
Près de la Grand-Place, Georgette est une valeur sûre du quartier. En plus des sauces “classiques”, teste les sauces “maison”, chaudes ou froides. Un vrai régal.
Rue de la Fourche 37/39, 1000 Bruxelles

Bintje Bar à Frites
Le fritkot bio. Pommes de terre bio frites dans de l’huile végétale bio. Ouf, ça pourrait presque être sain. Burger de bœuf, poulet, poisson et options veggie aussi au menu.
Rue Simonis 62, 1050 Bruxelles

Frit’Flagey
Jour et nuit, presque sans exception, il y a la queue ici. Un petit truc : compte environ 1 minute par personne devant toi pour estimer ton temps d’attente. Et pendant ce temps, jette un œil à la liste des sauces et choisis bien.
Place Eugène Flagey, 1050 Bruxelles

Chez Jef
Lauréat 2019 du célèbre prix. Au-delà de l’excellence des frites et des sauces, ce qui distingue peut-être ce fritkot, c’est l’accueil souriant et l’attention constante de Jef et de Manu, sa fille.
Place Peter Benoit, 1120 Neder-over-Heembeek

Je pourrais continuer encore longtemps. Donc, voici le deal : si tu veux d’autres adresses, fais-moi signe, je me ferai un plaisir de t’en filer quelques-unes de plus.

Micky